Maëlle, promo 2014, intervenante à l’IIM et co-fondatrice d’un studio de jeu vidéo

Diplômée de l’IIM, Maëlle Kergrohen, promo 2014, est revenue à l’école du digital pour dispenser des cours dans l’axe Jeu vidéo. Elle a également encadré des étudiants lors de la dernière Bourse aux projets.

Dès la première année, l’IIM a plu à Maëlle. Après l’obtention de son diplôme, elle y est d’ailleurs retournée afin de faire partager ses connaissances aux étudiants. Elle a ensuite monté son propre studio de production de jeu vidéo, Lab Venture Games. Cette année, son studio éditera  deux jeux vidéos réalisés par les étudiants de l’école lors de Bourse aux projets. Maëlle revient sur son expérience à l’IIM dans l’axe jeu vidéo, en tant qu’étudiante mais aussi en tant qu’intervenante.

Lancer sa boîte après l’IIM

Je voulais monter mon entreprise de jeu vidéo depuis longtemps. Mais après avoir été diplômée de l’IIM, je ne me suis pas lancée tout de suite. Avant, je voulais acquérir de nouvelles compétences et puis travailler un peu en entreprise me paraissait important. Enfin, se lancer toute seule était quelque chose qui me faisait peur. J’attendais de trouver le bon partenaire. J’ai rencontré mon associé, Ashot Tchilingarian, il y a deux ans. Il s’occupe de toute la partie communication, marketing et commercialisation pendant que je gère tout ce qui est production.

Lab Ventures Games et les bourses à projet

J’ai fait un master réalisateur numérique où j’ai pu moi-même réaliser des projets lors de BAP. J’avais créé un jeu pour un studio, White Bird, entreprise qui s’appelle désormais CAZAP. Notre jeu avait ensuite été commercialisé. Naturellement, quand j’ai monté Lab Ventures Games, j’ai voulu proposer des projets aux étudiants de l’IIM. J’ai donc demandé à faire créer Paris 1889, un point and click d’aventure. Et un autre projet à destination des entreprises de formation, Identify Instance, qui permet de rendre les formations ludiques.

Aujourd’hui, Identify Instance est terminé à 99%, il reste encore quelques petites améliorations, mais nous sommes actuellement en train de mettre en place sa commercialisation. En revanche pour Paris 1889, c’est un peu plus compliqué à mettre en place. C’était un projet plus long et comme il se déroule lors de l’exposition universelle, toute la 3D était à créer. La phase de commercialisation est actuellement en stand-by pour ce jeu. En effet, au départ nous voulions que Lab Venture Games soit un studio de jeu vidéo. En fin de compte,nous nous sommes rendu compte qu’il y en avait déjà plein et qu’il fallait que l’on sorte du lot. Nous nous sommes donc spécialisés dans le serious game.

Nous allons donc réutiliser Paris 1889 pour en faire un jeu vidéo de formation également. Ce qui est sûr, c’est que nous allons utiliser ce que les étudiants ont produit.

Intervenante à l’IIM : un partage de savoirs

J’ai choisi d’être intervenante, car j’avais la volonté d’enseigner ce que je savais faire. Pour les bourses au projet, j’avais un double rôle, j’étais à la fois cliente et chef de projet supérieur, j’étais au cœur de la réalisation en même temps que les étudiants. Je pouvais les aider sur tout ce qui était design et graphisme. Ce que j’aime, c’est permettre aux étudiants d’apprendre le plus possible.

L’an prochain, je vais peut-être réitérer ma participation à la bourse aux projets, tout dépend de comment tout cela aura évolué. Avec deux jeux à produire, les cours avec une vingtaine d’élèves à gérer et mon entreprise, j’ai beaucoup moins de temps, ça demande de l’organisation. Cette année, j’ai eu la chance de travailler avec de très bonnes équipes !

A  l’IIM, je donne des cours de Game Design, de graphisme sur Unity, d’UI/UX design et aussi des cours de gestion de crise. C’est la responsable d’axe de l’époque qui m’avait proposé de revenir. Je m’occupe des étudiants d’année préparatoire prépa jusqu’en A3.

J’ai tout de suite accepté, j’adore cette école et je l’ai toujours beaucoup aimée. C’est un peu comme une famille. Ce qui me plaît vraiment, c’est de transmettre mon savoir-faire.

L’IIM, la découverte du secteur du Jeu vidéo

Je suis arrivé à l’IIM un peu par hasard, j’avoue. J’ai fait un Bac ES et je voulais faire des études de psychologie ensuite, mais c’était compliqué. Je connaissais quelqu’un qui était dans l’axe Jeu Vidéo et qui m’a dit que c’était une bonne école, qui changeait des autres cursus. Alors j’ai tenté, et les cours m’ont plu dès les premiers jours. C’était complétement différent de ce que j’avais pu connaître à l’école, au lycée ou au collège. On est tout de suite plongé dans le concret, l’apprentissage par cœur, c’est fini. J’étais plus adaptée à ce genre d’école.

J’ai hésité entre l’axe Jeu vidéo et l’axe communication graphique, et puis j’ai choisi l’univers du jeu vidéo. Si tu veux qu’un jeu vidéo soit bien réussi, tu as besoin que toute une équipe travaille dessus et dans une bonne ambiance. Un jeu ça ne se fait pas tout seul, certains peuvent y arriver, des gens très très doués, mais c’est très difficile. À plusieurs, tout avance plus vite et c’est plus enrichissant. Par rapport à mon expérience, c’est complétement différent d’une agence de communication. Je joue depuis toute petite, je n’aurais jamais pensé en faire mon métier.

Des compétences techniques gagnées à l’IIM

Quand je suis entrée à l’IIM, je ne savais rien faire à part démonter mon PC. L’école m’a apporté des compétences techniques, notamment sur des logiciels, comme Photoshop, Illustrator, 3DSmac, Unity, etc. C’est aussi un état d’esprit. J’utilise beaucoup la métaphore de la famille, mais c’est vraiment ça et c’est aussi un énorme réseau, ce qui est très important pour l’après études. L’IIM m’a aussi appris à manager des personnes.

Je me souviens notamment d’un cours de Mathilde Remy sur la gestion de crise en Entreprise, c’était un cours extraordinaire. La psychologie, le travail et l’humain y étaient abordés. Comme j’aime toujours autant la psychologie, je trouvais ce cours vraiment bien et important. Je suis intervenante dans une autre école du multimédia, et ils n’ont pas ce genre de cours.

Les différents projets que l’on peut avoir à l’IIM, c’est aussi la découverte d’une nouvelle façon de travailler.

En prépa à l’IIM, les étudiants découvrent les 5 axes métier. À l’époque, j’avais eu trois semaines spécialisées en jeu vidéo où l’on a eu des cours de game design, de scénario et de programmation sur Unity, il ne m’en pas fallu plus pour que j’adore. J’ai aussi remarqué que les gens dans le secteur du Jeu vidéo étaient des passionnés. C’est bien, car tu peux rencontrer des personnes qui ont des points communs avec toi et les mêmes centres d’intérêt.

Des conseils ?

Mon conseil serait de travailler en plus des cours. En tant qu’intervenante, je propose des bases, mais le plus important derrière, c’est de chercher à en savoir plus. C’est très important au niveau personnel et professionnel de toujours aller plus loin. L’IIM, c’est une école très intéressante, notamment grâce au BAP. Elles permettent de se confronter aux exigences d’un client, de travailler en groupe et d’apprendre à gérer un projet. Même si tu n’es pas dans un projet qui parait très intéressant ou avec des gens avec qui tu n’as pas l’habitude d’être, c’est toujours important de découvrir de nouvelles façons de travailler. En entreprise, tu ne vas pas forcément être avec les personnes que tu connais ou que tu apprécies.

En plus, je trouve cela très enrichissant de travailler sur un projet qui ne semblait pas prometteur initialement et d’en faire quelque chose d’extraordinaire.

Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes ne savent pas que derrière un jeu vidéo il y a plusieurs métiers. Quand je rencontre des nouvelles personnes, elles sont régulièrement étonnées de découvrir que réaliser un jeu vidéo, oui, c’est un métier. Et en plus, c’est un domaine qui monte. Mais attention, entre faire un jeu vidéo et jouer à un jeu vidéo, il y a un énorme fossé. Les gens ne s’en rendent pas toujours compte. J’essaie de le faire comprendre à mes étudiants, dès la première année en prépa.

Intéressé-e par le développement d’un jeu vidéo ? Découvrez l’axe métier Jeu Vidéo de l’IIM.