Comment devenir un illustrateur professionnel en freelance ?

IIM illustrateur creation design freelance - Comment devenir un illustrateur professionnel en freelance ?

Envie de se lancer en tant qu’illustrateur en freelance avant même d’être diplômé ? C’est tout à fait possible : L’IIM encadre les étudiants dans leurs projets entrepreneuriaux, que ce soit en startup ou en freelance.

Anna Goodson, fondatrice d’Anna Goodson Illustration Agency, livre tous ses secrets au site Creative Boom pour passer de gribouilleur de cahiers à illustrateur professionnel.

Trouver le bon équilibre entre études et freelance

Se lancer dans une freelance est une expérience incroyablement enrichissante, mais qui prend beaucoup de temps. Si l’IIM met tout en place pour épauler les étudiants entrepreneurs, il ne faut pas non plus délaisser les cours. Trouver la bonne organisation est primordial et implique de faire certains sacrifices pour avoir plus de temps à consacrer à la freelance…en d’autres termes, ce n’est peut-être pas le bon moment pour se lancer dans les 15 saisons de Supernatural. Mais si la passion est la détermination sont là, ce sacrifice ne devrait pas être insurmontable.

S’organiser dans ses revenus

Être en freelance, c’est comme monter son propre business, donc il faut d’abord avoir quelques notions de gestion avant de faire le grand saut. La première chose à faire, c’est d’ouvrir un compte dédié à la freelance et indépendant du compte courant, pour mieux surveiller les rentrées et sorties d’argent. Une fois la freelance bien en place, il est recommandé d’investir dans un logiciel de comptabilité qui apportera une aide précieuse et un gain de temps non négligeable.

Créer un super portfolio

Pour faire court : personne n’engagera un artiste qui n’a rien à proposer. Les clients potentiels ont bien entendu besoin de connaître le style de la personne qu’ils vont employer. Donc la première chose qu’il faut faire en tant qu’illustrateur freelance, c’est un portfolio en béton qui comprend le meilleur de son travail.

Attention, il est important que le portfolio contienne uniquement le style de travail que le freelancer souhaite réaliser. Inutile de mettre une superbe aquarelle quand on est intéressé par la peinture digitale, par exemple. Il ne faut pas hésiter à remplir son portfolio de projets personnels, surtout en début de carrière quand l’opportunité de travailler pour un client se fait rare.

Les travaux faits dans le contexte scolaire constituent aussi une bonne base. L’IIM permet aux étudiants dès l’année préparatoire d’avoir déjà un portfolio.

Faire son auto-promo

Faire un portfolio n’est pas suffisant : il faut aussi avoir de la visibilité ! Pour ce faire, le meilleur outil reste les réseaux sociaux. Un peu tous les jours, il faut se faire connaître des internautes en travaillant sur sa présence en ligne et son e-réputation. Pour un illustrateur, Instagram est la plateforme la plus adaptée, mais il est aussi bon de garder un œil sur Twitter, Tumblr, et de se positionner rapidement sur d’autres réseaux émergeant comme Dayflash.

Il faut ensuite poster régulièrement, et seulement des œuvres en lien avec le travail : les selfies, les vacances à la plage ou les photos du chat seront à garder pour le profil personnel.Les travaux postés sur le compte dédié à la freelance ne doivent pas nécessairement être achevés. Les work in progress (#wip) sont très populaires et sont un bon moyen pour augmenter le taux d’engagement sur une série de posts. Enfin, il ne faut pas hésiter à participer à des challenges ou autres compétitions, comme le Inktober par exemple, ce qui améliorera la visibilité du compte et donnera une certaine légitimé au travail.

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Plutôt dessin traditionnel ou digital ?

Networker à fond !

Si avoir un portfolio et une présence sur les réseaux social est indispensable, cela représente seulement une partie du travail. Il est aussi important d’aller à la rencontre de clients et de se promouvoir IRL, c’est-à-dire networker.

Après avoir défini le marché visé, il faut se construire une liste de contacts parmi les directeurs, éditeurs, designers et toute autre personne qui pourrait constituer une base de clientèle ou aider la freelance à se faire connaître. Les e-mails ne sont pas forcément adaptés, puisqu’il est facile de les ignorer.

Le courrier papier est donc un meilleur choix qui aura le mérite d’attirer l’attention. De même, il est recommandé de personnaliser ses messages, afin de montrer un peu de son style et de sa personnalité pour mieux se démarquer.

Enfin, il ne faut pas avoir peur de sortir de chez soi et de rencontrer des gens qui pourrait être intéresses par les services proposés par la freelance. Se rendre à des expositions, à des spectacles, des conférences, etc. là où les créatifs se rassemblent est une manière efficace de se constituer un carnet d’adresses.

Toujours se renouveler

L’une des choses les plus importantes pour un créatif, c’est de conserver l’intérêt du public pour ses œuvres. Pour se faire, il faut régulièrement updater son site et son portfolio, et utiliser ces nouveautés pour inciter les followers à redécouvrir certains travaux plus anciens. Il faut aussi échanger régulièrement avec son réseau pour garder le contact. Il ne s’agit pas de harceler, mais de montrer son enthousiasme et son investissement.

Savoir gérer le rejet

Tout illustrateur est amené à essuyer de nombreux rejets, il faut donc être préparé mentalement à ce genre de mauvaise expérience pour éviter de perdre sa motivation. Cela fait malheureusement partie du jeu.

Les personnes créatives peuvent être susceptibles en ce qui concerne leurs œuvres et ainsi mal prendre la critique. Cependant, il ne faut pas oublier que le milieu de l’art, du graphisme et de illustration est très compétitif, et il est donc important de ne pas se laisser abattre au moindre retour négatif.

La persévérance est la meilleure des armes contre les haters !

Intéressé(e) par la Création & Design ? Retrouvez tous les axes métiers sur le site de l’IIM, Grande Ecole du Digital.