Rendre la vie au buste de Néfertiti grâce à la restauration 3D, un projet des étudiants de l’IIM

10 étudiants de l’IIM, spécialisés en Animation 3D, ont restauré le buste de Néfertiti à partir d’un scan 3D mis en ligne sur Internet

Cela avait fait le tour du web quand la news est sortie : le buste de Néfertiti s’est fait récemment « hacker » dans le musée où il réside depuis sa découverte : des artistes allemands ont scanné clandestinement son buste, puis ont mis le fichier du scan 3D à disposition du public sur le web, sous licence Creative Commons.

Concilier art, histoire et technologie, un trio gagnant pourun projet multimédia à la hauteur des étudiants des années 2 et 3 de l’IIM pour une bourse aux projets : redonner vie au buste de Nefertiti !

Ce projet réalisé pour Julien Dorra, co-fondateur de Museomix, consiste à concevoir trois modèles texturés : un buste reproduisant l’état actuel, un buste restauré et un buste du modèle vivant.

Les étudiants sont partis d’un scan en Haute Résolution du buste de Néfertiti qu’ils ont récupéré sur Internet. Pour construire ces trois bustes, les étudiants ont utilisé des logiciels 3D comme 3DsMax, ZBrush et 3D-Coat et le logiciel Photoshop pour la conception de visuels en 2D.

1 : Restaurer le buste dans son état actuel

Les étudiants en animation 3D ont adapté le scan du buste de Néfertiti en modélisation 3D à l’aide d’une projection de texture, afin de passer d’un scan 3D « nu » à une modélisation qui reproduit le buste actuellement exposé au Neues Museum de Berlin.

2 :  Restaurer le buste dans son état originel

Objectif de cette phase, effacer les outrages du temps qu’a subi le buste, pour lui redonner son état d’origine, tel que les égyptiens anciens l’avaient conçu : l’uraeus, la coiffe et les oreilles sont restaurés et les imperfections du buste sont supprimées.

3 : Produire un modèle « vivant » du buste de Néfertiti

Dernier défi, et pas des moindres : redonner vie à Néfertiti, en produisant un modèle en 3D aussi proche de ce qu’a pu réellement être la reine la plus célèbre d’Egypte ancienne : les bijoux sont modélisés après des recherches approfondies sur les bijoux égyptiens de l’époque, et une texture de peau réaliste est élaborée.

Aller plus loin : l’exemple de Living Joconde

Ce projet pourra être développé par la suite au sein du DVRC (De Vinci Research Center) et avec le concours des étudiants 3D et Design Intéractif de la BAP (Bourse aux Projets) pour, par exemple, construire un projet comme celui de Living Joconde, basé sur la création d’une Joconde interactive et présenté lors du Futur en Seine 2015.

Chefs de projet : Lucie Faucon et Bastien Adam
Responsable textures : Aubin Warion
Responsable impression : Hugo Greneville
Responsables lighting : Lise Valmiger et Florian Roussy
Techniciens : Arthur Lemaire, Antoine Marcotte, Alain Tandundu et David Wu