Charlotte, promo 2014, Associate Producer chez gumi Europe, éditeur de jeu vidéo

Charlotte Gailledreau, Promo 2014, venant tout juste de décrocher son diplôme de Manager de la Communication Visuelle après cinq longues années à l’IIM…

En entrant à l’IIM je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Pour être tout à fait honnête, je ne connaissais même pas cette école avant de faire ma rentrée. Partie vivre en Asie à la fin de mon cursus lycéen, je dois avouer que j’étais sensiblement fâchée avec les cours. Lorsque j’ai décidé de reprendre l’école un an après, la plupart des établissements m’ont fermée leurs portes faute d’avoir un dossier scolaire très engageant. C’est là que deux amis m’ont parlé de cette école qui mélange habilement création et gestion – deux corps de métiers qui me sont chers depuis ma tendre enfance.

D’abord intéressée par le monde du jeu vidéo, puis par le web, je finis en Communication Visuelle, sûrement parce que le code me fait un peu peur. La force de l’enseignement de l’IIM c’est d’intégrer des professionnels à notre cursus de tout horizon. Aussi, entre DA d’agence de pub, auto-entrepreneur, éditeur de livre jeunesse ou ancien de chez Disney, on a la chance d’avoir un aperçu d’un grand nombre de professions (et de se faire pas mal de contacts aussi).

C’est en 2013 que mon cursus prend une tournure inattendue. Après six mois de stage en Thaïlande en tant que Directeur Artistique Junior dans une agence de graphic-design, je me rends compte que l’univers des marques, la pub et tout cet univers n’est pas fait pour moi.

Non pas que l’enseignement IIM ne m’intéresse pas, juste que ce n’est pas dans cette section que je veux évoluer plus tard. Après de longues heures d’échanges avec Livia (ressources humaines et coordination intervenants), Sophie (relations entreprises) et Philippe (Directeur de l’axe Communication Visuelle), je décide de retourner vers ma passion de toujours : les jeux vidéos.

Pas évident d’imaginer un changement de milieu professionnel en fin d’études, mais avec l’aide du staff de l’école, je revois mes objectifs professionnels et prévois un plan d’action pour la fin de l’année.

Pour préparer mon stage de fin d’études, je dégote un stage non obligatoire durant les vacances d’été. Après avoir essuyé une dizaine de refus, je rentre à gumi Europe en tant que game designer – ma mission est alors de concevoir un puzzle game avec l’équipe de Paris, créer des niveaux, des règles de jeux et de développer l’univers. Notre collaboration se passe bien et je prolonge mon stage de quelques mois (à mi-temps école/entreprise) avant de passer freelance. C’est en janvier que je reprends la base de mon enseignement : la gestion de projet. Je passe donc Producer Associate (ce qui équivaut plus ou moins à Assistant Chef de Projet).

L’équipe grossit assez vite, et après deux déménagements, l’entreprise arrive à vitesse de croisière. Je gère le projet Puzzle Chef dans sa globalité jusqu’à son lancement le 18 septembre. L’équipe de gumi est composée de passionnés qui m’offrent une excellente visibilité sur le monde du jeu mobile en France et à l’international. J’ai la chance en août d’accompagner mes directeurs au Japon où j’ai rencontré les autres équipes des filiales gumi (une dizaine de studios à travers le monde).

On partage notre vision du jeu, comparons nos méthodes de travail et poussons la chansonnette dans les karaokés de Tokyo. C’est un moment particulièrement enrichissant qui assoit mon désir de rester dans le milieu. Dans la foulée, gumi me propose un CDI que j’accepte bien entendu 🙂

Aujourd’hui, après plus d’un an sur Puzzle Chef, je passe sur le grand hit japonais Brave Frontier, un beau défi qui va me demander beaucoup de travail mais qui devrait booster considérablement mon début de carrière !

Des conseils ? Des fraises tagada et un sourire vous ouvrent toutes les portes ! Et plus sérieusement, il faut se donner les moyens d’arriver à nos fins. Participer à des concours pour cumuler les expériences qui enrichissent notre parcours scolaire. Studyka par exemple, propose de nombreux concours ouverts aux étudiants pour travailler avec des entreprises. C’est un bon moyen de s’exercer et même de se faire remarquer par des professionnels.

L’année dernière, avec un ami de promo Sebastien Marty, nous avons participé à l’un d’entre eux. Dans l’espoir de voir surgir des concepts intéressants d’univers 360°, Tfou et TF1 ouvrent un concours de mini-série pour les enfants. Nous qui pensions juste travailler sur un cas amusant, nous avons eu la chance d’être choisis par TF1 parmi 80 équipes. Aujourd’hui, nous travaillons dur avec 2min, le studio de production, pour présenter une version plus complète de notre concept à la chaine de télé. Le but étant de proposer un teaser à TF1 d’ici la fin de l’année… avec une vraie chance d’être diffusé ! (Retrouvez notre article sur ce concours en cliquant ici)

Alors mon plus grand conseil c’est : Passez à la vitesse supérieure et soyez pro-actif ! »

Retrouvez Charlotte sur son profil LinkedIn : ici.

https://www.facebook.com/gumiEU