VFX, animation 3D et motion design en alternance : Jérémy, promo 2019, chez Mathematic

Depuis la rentrée 2017, les cursus animation 3D et Jeu vidéo de l’IIM sont ouverts à l’alternance. Jérémy Dumètre est actuellement en contrat de professionnalisation chez Mathematic.

Souhaitant manager des équipes dans le domaine de l’animation 3D, Jérémy a choisi le mastère Gestion de production 3D à l’IIM en alternance. Après son stage chez Mathematic, un studio de post-production, il a réussi à négocier un contrat de professionnalisation. Une expérience très enrichissante qui lui permet de découvrir dès ses études le secteur professionnel de l’animation et de la post-production.

Être assistant post-producteur

Je suis assistant post producteur en alternance chez Mathematic depuis septembre. Mon travail, c’est de recevoir tous les éléments de tournage. Nous faisons principalement de la publicité ici. Je suis dans l’équipe de post-production, c’est la gestion du montage, l’étalonnage, les effets spéciaux jusqu’à une présentation avec les clients et les agences. Mon poste consiste à gérer l’équipe des techniciens et ceux qui sont capables de faire ça, je touche de moins en moins à la technique même si j’ai les bases grâce au cursus de l’IIM.

Je n’avais pas de domaine préféré en particulier, mais après l’année préparatoire, c’était l’animation 3D qui me plaisait le plus.

À la base, l’image m’intéressait aussi, mais je n’avais pas assez de patience. J’ai alors compris que ce qui me plaisait, c’était de gérer les projets. À la fin de mon alternance, j’ai des chances de décrocher un contrat chez Mathematic. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, je finis en août 2019, je verrais bien. J’aimerais bien aller au Canada, c’est le meilleur marché au monde dans le secteur de l’animation. Les boîtes de production les plus importantes sont là-bas, comme le siège d’Ubisoft par exemple. Il y a aussi des petites structures, et ça peut être tout aussi intéressant, car tu touches un peu à tout.

Un rythme soutenu en alternance

Comme il y a des projets sur une semaine, deux semaines, parfois plusieurs mois, ne pas t’avoir pendant une semaine entière, c’est compliqué pour les studios. Il préfère t’avoir tous les jours. Donc, le matin, je suis en cours et l’après-midi, je vais chez Mathematics. Pendant les vacances scolaires, je suis en entreprise tous les jours. Lors des semaines projets ou soft skills, je reste tous les jours à l’IIM.

J’ai des cours qui me servent beaucoup, nous travaillons sur des éléments que je ne vois pas forcément en entreprise. Les cours sont pertinents à l’IIM et c’est très appréciable. Les étudiants n’hésitent pas à aller voir Marc Bellan, le responsable d’axe, pour lui demander de travailler sur un logiciel en particulier ou d’avoir certains cours. Il en prend note. Ce genre de discussion bonifie le cursus pour les promotions futures.

Le cursus évolue. Nous avons des cours utiles comme des cours de droit. Je trouve cette matière très intéressante. Plus tard, je vais en avoir besoin, car ça peut éviter beaucoup d’embêtement.

Je voulais faire mon cursus en alternance depuis le début. Mais c’est parfois difficile de trouver en animation 3D, car ça peut être une grosse prise de risque pour eux. L’alternance ce n’est pas encore ancré. Heureusement pour moi, le contrat chez Mathematic se passe très bien. J’étais déjà en stage chez eux l’an dernier, je connaissais donc. La différence, c’est que mes journées sont plus condensées. Je dois faire 8h en 5h, il faut s’accrocher, mais ça je le savais.

Développer son réseau à l’IIM

J’ai décroché mon alternance chez Mathematic par un concours de circonstances. C’était lors d’une journée portes ouvertes. Mon tuteur était resté en très bon terme avec un ancien de l’IIM, il est alors passé le voir. À cette occasion, il m’a laissé sa carte, nous avons beaucoup discuté, et après quelques échanges de mails, j’ai décroché un stage. Par la suite, j’ai négocié pour qu’ils me gardent en alternance. Tous les ans, des étudiants de l’IIM vont chez Mathematic, mon tuteur avait donc confiance malgré mon manque d’expérience.

Une formation généraliste avant de se spécialiser

Quand j’ai eu le bac, je ne savais pas vers quoi me diriger. A l’IIM, les étudiants effectuent une année de préparation qui te faisait découvrir plusieurs secteurs, je trouvais ça bien. Dans cette école, tu peux tout tester et ensuite te spécialiser. J’ai découvert l’école lors de la Paris Games Week il y a cinq ou six ans. Quand j’étais en terminale, j’ai retrouvé le prospectus, j’ai ensuite passé l’entretien. Ce qui m’a plu, c’est la manière qu’avaient les étudiants sur le stand de présenter l’école, cela donnait vraiment envie. J’étais tenté par la partie web, et puis en première année, j’ai changé d’avis.

Cela m’a permis de savoir ce que je voulais vraiment faire et surtout ce que je ne voulais pas faire. Cette année préparatoire permet de ne pas perdre une année.

Des compétences en gestion dans l’animation 3D

L’IIM m’a beaucoup apporté sur tout ce qui était management et gestion. Lors des projets, il faut savoir gérer des gens qui sont aussi tes amis, qui ont ton âge et la même expérience. Au final, cela peut être compliqué de se parler entre nous au sein de l’école. On ne s’en rend pas forcément compte… Dès la deuxième année, nous commençons à être sous la tutelle des troisièmes années. Ensuite, pendant le second semestre, nous sommes en totale autonomie. Ce sont toujours des bons moments, tu rencontres de nouvelles personnes et tu rigoles bien. Ces expériences fonctionnent plutôt bien, ce n’est que du positif et il n’y a que du bon à prendre.

Avec tous les projets que nous avons, nous apprenons à travailler et à communiquer d’une certaine façon.

Maintenant, quand nous travaillons sur des projets, nous sommes en mode studio. Dans le sens ou dès que tu as des projets, que ce soit des BAP ou des projets de fin d’études, nous nous arrangeons entre nous directement. Il n’y a pas de groupes déjà repartis pour tel ou tel projet. Tout est mis en commun. Si tu as besoin d’une personne, tu t’arranges directement avec elle et tu t’organises.

Des conseils ?

Je n’ai pas de conseils en particulier, tout le monde ne fonctionne pas de la même façon. Dans ce métier, il faut beaucoup de rigueur. Il faut aussi aimer ce que tu fais. Ce n’est pas un milieu où tu gagnes des mille et des cents. À sa sortie d’école, il faut prendre du plaisir, si tu n’aimes pas ce que tu fais ensuite, il faut alors changer. Je fais de la publicité chez Mathematic, c’est différent de l’animation pure. Dans ce domaine, c’est plus cool, c’est un rythme peut être moins intense, mais cela peut être répétitif, il faut savoir ce que l’on veut.

Soit tu es plutôt quelqu’un de calme et tu aimes gérer les projets tranquillement sur le long terme, donc tu vas plus travailler dans des studios de longs ou courts métrages ou des studios d’animation et de jeux vidéo. Ce sont de gros projets, mais très longs. Sinon, si tu aimes plus toucher à tout, il faut se tourner plus vers la pub. Mais c’est plus de stress avec beaucoup d’heures. Il faut gérer des personnes pas forcément polies. Malgré cela, la publicité m’attire beaucoup. Je vis ça comme un challenge.

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