Ryad Guelmaoui, promo 2019, étudiant et photographe freelance

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Ryad Guelmaoui est en 4e année à l’Institut de l’Internet et du multimédia. Mais l’étudiant travaille aussi en freelance, et il connaît aujourd’hui un certain succès.

Ryad est arrivé à l’Institut de l’internet et du multimédia en 2013. Parti de zéro, il n’aurait jamais pensé pouvoir vivre de sa passion de photographe et directeur artistique en freelance aujourd’hui. Tout en étant étudiant à l’IIM, il arrive à concilier ce qui le passionne et ses cours. Actuellement, il comptabilise plus de 33 000 abonnés sur Instagram et collabore avec de nombreuses marques. Cette année, il est en Mastère direction artistique et effectue son alternance dans sa propre boîte.

Il revient sur son expérience de freelance, son parcours à l’IIM et comment il arrive à concilier les deux.

Les prémices de l’art graphique

J’ai commencé l’art il y a longtemps. A l ‘âge de 8 ans, j’étais musicien, en concert et en studio. C’était mon premier métier artistique. Mon rêve d’enfant, c’était de devenir designer automobile. Je dessinais beaucoup, je faisais des croquis de voitures. Avec l’arrivée des nouvelles technologies, les tablettes graphiques, des meilleurs ordinateurs, et en découvrant Photoshop, j’ai pu aller plus loin dans la création.

C’était mes débuts dans la communication visuelle. J’étais fan de voitures et il y avait une réelle communauté. On se parlait sur un forum où on faisait des motifs de voitures, on participait à des concours aussi. Cette expérience a développé mon amour pour l’art graphique. À cette époque, je me disais que c’est ce que j’aimerais faire plus tard. C’est d’ailleurs au même moment que la passion pour la photographie a commencé à germer.

Un reflex et ça démarre

C’est en 2012 que tout a commencé. Ma mère m’avait acheté mon premier reflex, un Nikon D3100. Avant, je faisais des photos de vacances avec un petit compact, ou, ensuite, avec l’iPhone. Mais je commençais déjà à apprendre, à développer ma vision sur les différents plans. Quand j’ai eu mon reflex, c’était le début d’une belle histoire d’amour. La passion est née, et elle est toujours aussi présente.

Je fais un peu de tout : des portraits, de l’architecture, des photos urbaines, du voyage, et maintenant un peu plus de photos de mode. Je ne suis pas vraiment spécialisé dans un domaine, je reste ouvert. Peu à peu, je me suis créé un réseau. À la base, je suis parti de rien. Je suis arrivé en France pour intégrer l’IIM il y a quatre ans et je ne connaissais personne. Je n’avais aucun réseau. Me faire connaître et faire découvrir mon travail en partant de zéro, c’était un vrai challenge.

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Les réseaux sociaux, l’atout de tout créatif

Tout est arrivé grâce aux réseaux sociaux. C’est vraiment une arme fatale pour un artiste qui veut se faire connaître. Au tout début, je publiais mes photos dans des groupes de photographes. Je discutais avec des gens, et peu à peu, je me suis créé un réseau d’amis. Mon travail et mon style se faisaient remarquer par certaines personnes. Ils commentaient toujours. Maintenant, avec Facebook, l’algorithme a changé et il y a beaucoup moins d’engagement. Ça devient compliqué de se faire connaître et de promouvoir son travail. C’est pour cela que je me suis créé un site web et un compte sur 500px. Je suis sur Instagram de façon professionnelle depuis environ deux ans. Seules les photos prises avec mon reflex sont publiées.

J’ai commencé à créer et développer une communauté. J’interagis avec les gens. Maintenant, la plupart des amis que je me suis fait sont issus des réseaux sociaux. Mes meilleurs amis sont des créateurs, des photographes, … C’est ce qui m’a permis d’avancer plus rapidement. Actuellement, j’ai 33,2K followers sur Instagram. Mais les chiffres, au final, ce n’est pas ce qui importe le plus. C’est bien, ça veut dire mes réalisations plaisent. Il ne faut pas se focaliser que sur cette donnée. Après, on ne publie que des photos qui vont générer du clic et on oublie le contenu artistique, l’histoire derrière. Pour moi, instagram, c’est un réseau de plus pour publier mes photos.

Une stratégie bien élaborée

Mon but était de publier mon travail sur différents réseaux. En fait, chaque réseau a sa propre communauté. Entre Youtube et Instagram, ce n’est pas la même personne derrière. C’est pour cela, qu’il faut prendre son temps sur chaque réseau et développer sa stratégie. Se lancer dans les réseaux sociaux, c’est important, mais il faut aussi savoir être patient. Mon but, ce n’est pas d’avoir des milliers de likes. Je ne partage pas ce qui va forcément marcher, je n’ai aucune pression, je fais ce qui me plaît. Quand on se concentre trop sur ce que les gens veulent, on peut perdre sa créativité et se limiter à un seul sujet. Avoir des likes, c’est bien, ça permet d’être connu, mais il faut aussi rester actif et dialoguer avec les gens. C’est le premier principe des réseaux sociaux. Il faut interagir, donner des conseils, en recevoir, commenter…

Une passion qui rapporte

Aujourd’hui, c’est toujours une passion, mais elle me rapporte de l’argent. C’est devenu un métier en freelance. Il y a un an et demi, j’ai eu ma première collaboration, c’était avec une marque de chaussette, Happy Socks. L’entreprise avait remarqué mon travail et ça correspondait à leur image. J’étais super content, c’était la première fois qu’une marque connue internationalement me contactait. Seulement un an après mes débuts sur Instagram, j’ai réussi à avoir un contact professionnel, c’était génial. Le début d’une belle histoire. Les marques me contactent régulièrement. Mais si on vient vers toi, ça veut aussi dire que tu peux aller vers elle. Peu à peu, j’ai créé mon réseau portfolio. Parfois, cela peut finir en contrat. MVMT, une marque californienne de montre, avait apprécié notre collaboration. Elle m’a alors proposé un contrat. C’était génial.

Cette passion, ça m’a permis de vivre de nombreuses expériences enrichissantes. Je voyage et je rencontre des gens très intéressants, comme par exemple les personnes en charge du service marketing dans les hôtels. J’apprends beaucoup de ces rencontres. La photographie m’a amené loin et elle m’amènera encore très loin.

Je souhaite à tout passionné de vivre à fond sa passion et ne pas penser qu’au côté business.

Paris : une source d’inspiration

C’est une ville que j’adore. C’est une ville qui m’inspire beaucoup, l’architecture, les ruelles… Avoir une source d’inspiration, ça joue beaucoup. Quand on est dans un endroit inspirant, on a tendance à plus créer. Forcément, cela influe sur la photo, tu donnes le meilleur de toi-même. Ce que j’essaie de faire, c’est de donner un autre angle à des monuments ou des endroits que tout le monde connaît. C’est un vrai challenge. La Tour Eiffel, tout le monde connaît, mais la façon dont on va la photographier, ça va faire la différence.

Même si je voyage beaucoup, Paris reste Paris.

La polyvalence de l’IIM, un atout

J’ai eu mon bac S en Algérie, avec une mention bien. Avec, beaucoup d’opportunités s’offraient à moi. Mais j’avais envie de vivre de ma passion. A mon avis, il n’y a pas mieux dans la vie comme métier. Je suis fan de publicité, quand j’en regarde une, je suis fasciné par tout le travail derrière. Je me suis donc intéressé à la communication. Partir étudier dans le domaine de la communication visuelle, de la direction artistique, c’était devenu mon objectif.

J’ai commencé à chercher des écoles sur internet. Je ne connaissais pas l’IIM, mais le programme m’a attiré, c’est qui me convenait le plus. C’était à la Défense, un quartier d’affaires, ce qui était bien. Mais ce qui m’a le plus plu, ce sont les 6 axes que l’on avait en prépa. On pouvait toucher à tout : la communication, la 3d, le digital, le web. C’est ce qui m’a poussé à choisir cette école. En plus, on pouvait faire un master en direction artistique, je me suis dit que c’est ce qu’il me fallait. J’ai regardé aussi les modules, les professeurs. Pour moi aucun doute, c’était l’école où je voulais passer mes cinq années d’études.

L’école, un apprentissage important

Ce que je fais maintenant, c’est en partie grâce à l’école. Je suis aussi directeur artistique en freelance, je réalise des chartes graphiques, des logos ou des campagnes de pub. Cette année, je suis en master et je fais mon alternance en tant que freelance, grâce à l’école. J’ai aussi fait un stage d’assistant directeur artistique dans une des agences les plus connues de France, TBWA. Un de mes projets a d’ailleurs été choisi dans une campagne pour Nissan. J’étais vraiment très fier.

J’ai adoré cette expérience en agence. Et cette année, je voulais tester, de mon côté, le fait d’être mon propre patron et d’aller au-delà de mes limites. Récemment, je me suis lancé dans la vidéo et j’ai ouvert ma propre chaîne Youtube.

Un de mes projets pour la suite, c’est de développer ma propre structure. Je veux faire ce que je fais maintenant mais en plus grand et encore plus professionnel. Avoir une équipe, c’est mieux, on ne peut pas tout faire seul.

Grâce à l’IIM, j’ai un réseau assez important et pas mal d’amis en 4è année qui sont très compétents dans leur domaine. C’est ça aussi qui fait la force de l’IIM.

Un planning organisé

Arriver à tout concilier, c’est une question d’organisation. Il faut se faire un emploi du temps et s’organiser en fonction. Quand je vois que je suis débordé, je n’accepte pas de nouveaux contrats. Il faut savoir s’adapter, ça peut prendre du temps parfois car le rythme est chargé. Jusqu’à présent j’ai bien organisé mon planning, je n’ai jamais eu à annuler.

Des conseils pour les futurs freelances ?

Il faut se fixer des objectifs. Mais avant tout il faut croire en ses rêves. Au départ, tout ce que je fais maintenant, ce n’était qu’un rêve. Il faut aussi savoir travailler intelligemment. « Be smart » comme on dit en anglais. Et savoir prendre des risques. Quand je me suis lancé, les gens autour de moi m’ont dit que c’était risqué. J’ai pesé les pour et les contre. Quand on se fixe des objectifs bien précis et qu’on travaille pour les réaliser, au final la réussite est là.

Essayez de toujours positiver et ensuite foncez tout simplement.

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