Inktober : le défi créatif pour les étudiants des filières Creative Design & Technology et Game Art

Inktober 2023

Un mot. Un dessin. Chaque jour d’octobre. Depuis sa création en 2009 par l’artiste Jake Parker, Inktober réunit des millions d’illustrateurs autour d’un principe aussi simple qu’exigeant : transformer une liste de 31 mots-thèmes en autant de dessins à l’encre, publiés au fil du mois avec les hashtags #inktober et #inktober2026.

C’est l’un des rendez-vous les plus suivis du secteur créatif, et une bonne occasion de s’arrêter sur ce qu’il peut apporter à des étudiants en filières Creative Design & Technology ou en Game Art.

Inktober : une liste, une contrainte, une régularité et une communauté d’artistes

La règle est simple : chaque jour d’octobre correspond à un mot-thème, à interpréter librement. Les participants publient leur dessin sur les réseaux sociaux, selon leur propre rythme : un dessin quotidien pour le marathon complet, ou un rythme plus souple (un jour sur deux, une fois par semaine) pour les versions allégées du défi.

Pour 2026, la liste officielle démarre avec Apple (1er octobre) et se termine avec Flex (31 octobre), en passant par des mots comme Relic, Ogre, Mystical, Hero, Contraption ou Trophy. Certains mots peuvent même se répondre d’un jour à l’autre, pour qui veut construire une petite histoire au fil du mois.

Ce qu’Inktober apprend, au-delà du dessin aux étudiants dans une école

Ce n’est pas un concours de virtuosité. C’est un entraînement à la production rapide, à la prise de décision et à la régularité : trois réflexes que l’on retrouve dans n’importe quel studio ou agence, une fois les délais venus.

  • La rapidité d’exécution. Un thème, un temps limité, zéro place pour le perfectionnisme. C’est la même logique qu’un concept art de pré-production : on pose une idée vite, on itère ensuite.
  • La diversité des styles. 31 mots, c’est 31 occasions de changer de registre : un jour une ambiance sombre, le lendemain un style cartoon. De quoi étoffer un book avec des pièces qui ne se ressemblent pas toutes.
  • La discipline de production. Tenir le rythme sur plusieurs semaines demande de l’organisation. Un bon aperçu de ce qu’exige une production en studio, où la régularité compte souvent plus que l’inspiration du moment.

Des mots à détourner selon sa spécialisation

Pour le Game Art, les mots-thèmes sont un terrain d’entraînement pour le concept de personnages et de créatures : un Ogre ou une entité Mystical peuvent devenir une étude de silhouette, un design de boss, ou un prop pour un univers de jeu imaginaire.

Pour le Creative Design & Technology, Inktober peut servir de laboratoire d’identité visuelle : garder le même style, la même palette ou la même technique sur plusieurs jours pour tester une direction artistique cohérente, plutôt que de partir dans 31 directions différentes.

Expérimenter, créer, tester et recommencer : une tendance créative qui rejoint la pédagogie de l’IIM

Tester un style par jour, changer de technique ou de médium, s’autoriser des ratés : c’est une version accélérée de ce que les étudiants pratiquent déjà en cours, qu’il s’agisse de direction artistique, de character design ou de production d’assets. Expérimenter largement avant d’affiner sa direction, c’est une logique familière à l’IIM, qui infuse chaque formation du Pôle Technologies Créatives.

Pas besoin de suivre les 31 jours pour en tirer quelque chose : choisir cinq ou six mots qui parlent à son univers, les travailler sérieusement et les publier suffit pour commencer à construire une série identifiable, utile pour un book ou un compte Instagram créatif.

Se former aux métiers créatifs et aux technologies créatives à  l’IIM

À l’IIM, les étudiants peuvent explorer ces compétences dès la première année du Bachelor Digital, avant de se spécialiser en Creative Design & Technology ou de poursuivre vers les spécialisations du pôle Jeux vidéo, dont la formation spécialisée Game Art.

Les réalisations des étudiants de la filière Créative Design & Technology des précédentes éditions du challenge Inktober

En 2024, les étudiants de 2e année du Bachelor Créative Design & Technology ont poussé le défi encore plus loin : en plus de produire une illustration quotidienne, ils ont eu pour objectif de construire une histoire cohérente à travers leurs dessins. Un projet qui les pousse à développer leur capacité de narration visuelle, tout en perfectionnant leur style graphique.

Illustration complète d’inktober par Alexis OBERT

Dessins Inktober 2024

Illustration d’inktober par Alexis OBERT

Illustration complète d’inktober par Adam DUBOIS

Dessins Inktober 2024

Illustration d’inktober par Adam DUBOIS

Illustration complète d’inktober par Mélody TEAV

Dessins Inktober 2024

Illustration d’inktober par Mélody TEAV